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Bilan sur les fluctuations du prix du pétrole

Avec une baisse de 56 % en 7 mois en 2014, le prix du pétrole a fait couler beaucoup d’encres depuis quelques mois. Les conséquences de cette chute historique depuis 2009 alimentent autant les débats que ses causes. Face à cela, les spécialistes prévoient encore une continuité de cette spirale baissière jusqu’au 2ème semestre 2015 qui assisterait à un plus modeste rebond qu’en 2016.

Un effondrement très marquant en 2014

prixpétroleLe cours du pétrole de la mer du Nord ou Brent a connu des bouleversements remarquables en 2014, avec une baisse continuelle de juin à décembre, de 111,8 $ à 62,2 $ le baril. Le plus bas niveau du prix depuis le début 2009. En février 2015, le prix atteint 54 dollars (février), exposant 2 % du PIB mondial, soit 1600 milliards de dollars aux fluctuations de l’or noir entre les producteurs et les consommateurs.

Et pour cause, l’OPEP, dirigée par l’Arabie Saoudite 1er producteur mondial de pétrole, veut maintenir son rythme de production sans influencer la baisse du prix afin de provoquer la réticence chez ses concurrents. Le cartel vise avant tout l’affaiblissement de l’Irak, son concurrent direct et les pétroles non conventionnels. D’autre part, l’abondance de l’offre fait chuter le cours notamment par la montée de l’extraction des hydrocarbures de roche mère (ou « de schiste »).

Cette exploitation est également visée par la nouvelle politique de l’OPEP, car sa rentabilité et compétitivité énergétique se trouvent pénalisée par le prix bas du Brent dans la mesure où l’extraction engage un important coût énergétique.  Viennent ensuite les causes géopolitiques qui alimentent la chute, à l’image de l’alliance entre Etats-Unis-Arabie Saoudite. De cette manière, cela sanctionnera la Russie à cause du conflit ukrainien, du terrorisme, de l’instabilité en Irak, en Libye ou encore en Syrie par exemple.

Les projections d’avenir

Les analystes, à l’image de L’IFP Énergies nouvelles, l’AIE ou encore les économistes interrogés par Reuters, envisagent un redressement du cours du pétrole pour le 2ème semestre 2015, sinon pour 2016. Ils tranchent tous sur une possible augmentation de la demande pétrolière mondiale qui pourrait supprimer l’excédent d’offres de manière progressive. Ils en ont décidé ainsi malgré le niveau de production de l’OPEP maintenu et la réticence des extractions hors OPEP.

Pour l’IFP EN, la levée de l’embargo iranien et les bouleversements économiques des pays émergents pourraient faire rebondir le cours du Brent au 2ème semestre 2015. Ainsi, la vraie loi du marché entre l’offre et la demande pourrait avoir le dessus sur la spirale baissière du cours de l’or noir.

 

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