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Krach boursier en Chine, chronique d’un effondrement assuré

Aucune annonce officielle comme cela est de coutume en Chine et pourtant le plus grand marché de contrats à terme d’indices boursiers dans le monde a dégringolé cet été. La crise a débuté  après que le gouvernement ait commencé à enquêter sur les opérations de vente à court terme d’actions dans l’optique d’une perte prochaine de sa valeur, puis qu’il ait rehaussé le montant des sommes minimales pour ouvrir un portefeuille. Alors qu’elle semblait solide, la Chine vacille, faisant trembler les investisseurs.

Comment cela a t’il été possible dans un pays pourtant supposé florissant et solide ? Cette dégringolade a été provoquée par les investisseurs, certains qu’un recul brutal de l’économie chinoise était inévitable.

Et pourtant en juillet dernier, la Fédération mondiale d’échanges a classé deux marchés de contrats à terme chinois comme les plus actifs dans le monde. Ces marchés étaient prisés des investisseurs dans la mesure où ils permettaient des opérations en séance. Cette pratique consiste à acheter et à vendre des produits financiers pendant une même séance boursière avec l’espoir que tout au long de la journée le prix continuera à augmenter ou à diminuer. Les fluctuations du cours du titre permettant des bénéfices ou des pertes rapides. Ces transactions sont idéales pour les investisseurs cherchant à protéger leurs actions sur des marchés variables.

Une politique de l’autruche inefficace

Malgré les annonces des autorités chinoises d’une croissance de 7% cette année, les spécialistes parlent plutôt d’une croissance de 2 à 3%. Ces chiffres ont convaincu les investisseurs de se retirer en nombre.

Ces derniers ont estimé que les entreprises chinoises avaient perdu de leur valeur. De ce fait, les grandes entreprises chinoises voient baisser leur valeur boursière. Cela entraine une limitation de leurs possibilités de se financer sur les marchés financiers. En effet, la plupart des entreprises en manque de liquidités profitent des investissements et des marchés financiers pour se financer dans le but de développer leurs entreprises et croître.

12 juin et 17 août : deux chutes spectaculaires

Les marchés boursiers chinois se sont effondrés deux fois cet été, d’abord le 12 juin et de nouveau le 17 août. Depuis lors, la Bourse de Shanghai, l’une des deux plus actives du pays, a rendu presque tous ses gains engrangés au cours de l’année.

À plusieurs occasions, les hauts dignitaires chinois ont fait en sorte de stopper l’hémorragie. Ils ont interrompu les introductions en Bourse et les nouvelles émissions d’actions. Ils ont aussi commencé à examiner, depuis juin, les participations malveillantes au marché et ont récupéré 240 milliards de dollars dans le marché boursier.

Et pourtant les investisseurs ne semblent pas surpris, d’autant plus que l’économie réelle de la Chine vacille dans le même temps. L’économie réelle s’entend de la sphère de l’activité économique uniquement concernée par la production de biens et services par opposition à la sphère financière qui englobe l’ensemble des échanges de titres dématérialisés sur les marchés (marché monétaire, marché obligataire, Bourse de valeurs). Tous les secteurs souffrent : les exportations, la production industrielle, la confection, les marchés immobiliers…

Une propagation mondiale

L’ampleur de ce recul des marchés chinois est un vrai problème. L’indice de la Bourse de Shanghai a chuté de 38% entre juin et août. Pourtant soutenue par l’endettement et indépendamment de l’économie réelle, il avait augmenté de 150% en l’espace d’un an, avant de dégringoler vers la mi-juin !

Une bulle s’est formée, puisque les investissements des Chinois ne reflètent pas la valeur des entreprises cotées car tous ces investissements sont récents. On estime à 40 millions le nombre de comptes boursiers ouverts entre juin 2014 et mai 2015.

La mondialisation des échanges entraine une interdépendance entre les marchés financiers. C’est ainsi que les principales Bourses européennes ont aussi chuté au cours de l’été. La principale raison : la défiance des investisseurs conséquence du ralentissement de l’économie chinoise sur la croissance mondiale ! Quand la Chine tousse c’est le Monde qui tombe malade. Mais que va-t-il se passer quand la Chine chère à Mr. Alain Peyrefitte  s’endormira ?

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